Le Street Art pour origine.
L’Art Contemporain Urbain pour expression.
Huit, passe et gagne,
ÉDITO #88 | Avril – Mai 2026
Le nombre 8, symbole de chance et prospérité, aurait dû inscrire GraffitiART #88 dans un environnement positif et empreint de bienveillance. Mais voilà, notre supplication du dernier édito n’a pas été entendue. « Ils » ont préféré leurs bombes à nos battles de couleur.
En attendant que la raison reprenne le dessus, plongeons-nous dans la scène Art Urbain et partons à la découverte des initiatives qui font battre son cœur ici et là-bas. Quoi de plus logique que de prendre la direction de l’Asie pour explorer la symbiose entre Art Urbain et Patrimoine, de la Thaïlande au Laos. Plus près de nous, visitons le musée Street Art Parcelle473 à Montpellier (FR), né au cœur des années COVID de la passion d’un galériste et de sa volonté de la partager avec le plus grand nombre. Toujours fruit d’une passion, les 1 Village 1 Artiste métamorphosent l’Art Urbain en un art rural.
L’Art Urbain est polymorphe. À la figuration et à la sophistication, caractéristiques du muralisme, répond le graffiti minimaliste aux formes simples et directes, aux supports bruts et aux couleurs primaires.
Proche du graffiti minimaliste, Don Forty exprime ses ressentis à travers de traits et lignes marquées. Eloignés du graffiti minimalisme, Bebar marie graff vandale et inspiration pop ; Fafi multiplie ses Fafinettes, amazones pop et sexy ; et Daniel Mac Lloyd représente la faune africaine avec réalisme. N’oublions pas le pionnier Inkie, dont les œuvres oscillent entre lettrage et représentations féminines.
Gageons que la créativité, l’engagement et la passion feront vivre l’Art Urbain dans ces périodes troubles.














